Il y a deux semaines, je publiais mes objectifs pour 2013, et quelques jours plus tard, une de mes sœurs me demandait « comment tu vas faire pour gagner $1500 de plus cette année ? ». Et c’est exactement pour ça que je l’ai annoncé dans mes objectifs : pour que quelqu’un me demande dans quelque mois où j’en suis. Si je n’avais parlé de ce projet à personne, je ne l’aurais pas fait, et personne n’en aurait jamais rien su. Là, ce n’est pas le cas.

Il parait que c’est humain ce comportement. Nous avons du mal à nous motiver pour des projets qui n’ont pas de bénéfices immédiats, même si on sait que sur le long terme, le bénéfice sera énorme. D’ailleurs c’est une des raisons pour lesquelles certains ont du mal à gérer leur argent et à épargner : une « récompense » sur le court-terme (un resto de plus, une sortie au ciné de plus…), c’est sur que ça a un effet plus stimulant sur le cerveau que d’acheter une action de plus.

Mais si vous êtes conscient de ce travers, il est assez facile de le surmonter. Parler de ses projets est une façon efficace de le faire. En effet, si vous mettez tous vos amis au courant que cet été, vous allez enfin faire l’ascension du Mont Blanc, vous pouvez être sur qu’il y en aura au moins un pour vous demander constamment « alors ton projet, ça avance ? tu t’entraînes ? », etc. Du coup, même si l’ascension n’est pas prévue avant plusieurs mois, vous ne voulez pas perdre la face là maintenant tout de suite devant votre ami. Et vous serez obligé de vous entraîner, pour pouvoir lui répondre sans honte que « oui, ça avance, je me prépare ».

Vous pouvez utiliser cette technique pour tous vos projets. S’engager devant tout le monde à aller faire du sport par exemple, c’est assez répandu, surtout au mois de Janvier… Et si vous n’avez pas peur d’étaler votre situation financière, s’engager publiquement à investir x% peut vous aider à rester sur les rails tout au long de l’année.

Pour ceux qui ont besoin d’une motivation supplémentaires, vous pouvez ajouter des pénalités si vous ne tenez pas vos objectifs ! Par exemple deux de mes amis avaient parié qu’ils écriraient chacun 20 pages de leurs thèses par semaine, et celui qui ne tenait pas le quota devait mettre 5 dollars dans un pot commun. J’ai d’ailleurs cru comprendre qu’il y avait pas mal d’argent dans le pot à la fin de la rédaction !

Bon courage pour vos objectifs 2013, et surtout parlez à votre entourage ! Ca fait un mois que je bassine tout le monde avec mon projet de méditation pour cette année, vous ne pouvez sans doute pas faire pire.

Bonne année à tous !

Oui il parait qu’on a le droit de souhaiter la bonne année jusqu’au 31 janvier. J’espère que vous avez tous passé de bonnes fêtes et que vous avez fait le plein de motivation pour l’année qui commence.

Je ne sais pas comment ça se passe pour vous, mais pour moi, à chaque nouvelle année, j’ai plein d’espoir pour l’année qui arrive. Des grands projets, des plans… Bien sûr, tout ça c’est dans la tête. A priori il n’y a aucune raison qu’une nouvelle date change quoi que ce soit, mais j’ai toujours le sentiment que le début d’année, c’est comme le début d’un cahier plein de pages blanches à remplir, ou alors une pente pleine de neige fraiche dans laquelle on va essayer de faire de belles traces sans baignoires.

En attendant, c’est également le moment de regarder ce qui s’est passé en 2012. Je m’étais déjà pliée à l’exercice l’année dernière, je recommence cette année.

Tout d’abord un « terrible » constat : j’ai gagné moins d’argent en 2012 qu’en 2011. Bigre. Je crois que mon régime d’imposition était un peu différent, c’est pour ça.

Les moins : j’ai moins épargné en 2012 qu’en 2011, et je me suis un peu lâchée sur le budget « loisirs ». Mon budget « alimentation » a un peu augmenté également, car j’ai fait pas mal d’expériences, a priori ça devrait se stabiliser en 2013.

Les plus : j’ai donné plus en 2012 qu’en 2011, mais pas atteint les 10% ! J’ai payé moins de loyer et de charges, car j’ai eu une colocataire toute l’année cette fois-ci.

Et surtout, en 2012, j’ai acheté mes premières parts dans une société. Wouhou ! Ça m’a fait tout drôle en recevant le papier de confirmation je peux vous le dire !

Sans plus attendre, le camembert qui résume tout !

Voilà, pour 2013 objectifs dépenses : arriver à 18% d’épargne, 7% d’investissements. Ramener ma part d’alimentation à 14% et ma part de loisirs à 25%. (tant que je n’ai pas de maison, d’enfants etc…).

Et un objectif de gain : en 2013, je vais gagner 1500 dollars de plus qu’en 2012. On verra bien si j’y arrive !

Alors qui d’autre s’est fixé des objectifs financiers pour 2013 ?

Bonjour ! Aujourd’hui je laisse la parole à l’auteur du jeune blog combattrelacrise.fr qui va nous parler de forfaits téléphoniques, un sujet pas encore trop abordé sur ce blog.

 

Avez-vous un forfait internet ou mobile ?

Si vous répondez oui (Ok, je ne prends pas un risque énorme sachant que vous lisez un blog) il est probable que vous devriez en changer !

Je ne sais pas vous, mais mes parents ont toujours le même numéro de téléphone et le même abonnement depuis plusieurs décennies : rien d’anormal, ça fonctionnait comme ça à leur époque. Bien qu’en ayant changé d’époque justement, je suis toujours étonné par ceux qui se comportent toujours comme leurs parents ! Etonné car personnellement, je suis un client volage et fier de l’être !

 

Fuyez les engagements : la fidélité ne paie pas

Si comme moi vous vous êtes déplacé dans la boutique de votre opérateur téléphonique (ou appelé le service client pour les moins sportifs) le jour de la sortie de l’iPhone 3/4/5 en espérant qu’on vous fasse une offre irrésistible et que vous en êtes ressorti en vous disant « C’est dingue, je suis abonné depuis 6ans, j’ai 100000pts de fidélité et ça me coute plus cher que dans la pub ! » vous savez forcément de quoi je parle.

Les opérateurs dans leur chasse au chaland n’hésitent pas à délaisser leur clients au profit des nouveaux pour lesquels les offres sont toujours plus attractives : gratuit pendant 6 mois, moitié prix pendant un an etc, remboursement des frais de résiliation de votre ancien opérateur…

Et bien puisque tel est le choix des opérateurs, tournez le à votre avantage et allez voir ailleurs : au lieu de rester fidèle en espérant qu’on vous jette des miettes, soyez un perpétuel nouveau client !

Enchainez les abonnements comme Casanova enchainait les nouvelles conquêtes ! Pour cela évidemment, fuyez les périodes d’engagement quand c’est possible (malheureusement, pas toujours) car elles engendrent des frais de résiliation et vous empêchent d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

Avant de partir, pensez également à négocier auprès de votre opérateur actuel : vous disposez d’une offre de tel concurrent à tel prix, vous vous apprêtez à l’accepter mais vous voulez entendre sa proposition avant de résilier : afin de vous retenir certains sont prêts à vous faire des offres défiant toute concurrence !

 

Profitez de la concurrence

Le secteur des télécommunications est un des secteurs les plus concurrentiels qui soit, et cette concurrence profite avant tout aux clients car les opérateurs font des pieds et des mains pour vous attirer.

Très régulièrement de nouvelles offres apparaissent et vous en donnent soit mieux pour le même prix, soit la même chose pour moins cher.

Ex : je payais 57€ par mois pour une heure de communication et 500mo de data chez OPERATEURMOBILE 1 en 2009, aujourd’hui je paye 14,90€ pour un forfait d’une heure et 1go de data chez OPERATEURMOBILE 2.

Essayez d’en faire de même pour des secteurs  qui sont en situation de monopole ou quasi-monopole (le courrier, l’électricité, le gaz…) et vous comprendrez les bienfaits de la concurrence pour les consommateurs !

 

Evitez les pièges

Etant en fin d’engagement dans un mois, mon opérateur internet m’a appelé il y a une 15aine de jours pour me proposer une offre « Exceptionnelle, réservée à nos meilleurs clients » : 15 chaines TV premium GRATUITEMENT pendant 3 mois ! Super nouvelle non ? Non.

 

Ce que s’est bien gardé de me dire spontanément la personne au bout du fil, c’est qu’accepter cette offre revenait à se réengager pour une période de 12 mois : bref on vous tend un appât, souvent d’un intérêt discutable (en l’occurrence m’habituer à ces chaines pour que je m’y abonne par la suite…) et on s’assure que vous n’irez pas dépenser votre argent ailleurs. Inutile de dire que j’ai donc refusé l’offre, et j’étudie actuellement celle qui la remplacera.

Méfiez-vous donc de ces offres et demandez à chaque fois qu’un service client semble vous faire une fleur si le fait d’accepter vous réengage : même s’ils sont tenus de le faire, tous ne le font pas spontanément.

 

Restez en veille, halte au sommeil

Gardez un œil en permanence sur le marché, sur les offres en cours et sur ce que vous auriez à y gagner en allant chez la concurrence :  évidemment si vous êtes satisfait de votre situation et que le jeu n’en vaut pas la chandelle, pas besoin de s’inoculer inutilement la bougeotte. Faites vos calculs, projetez les gains sur une année et fixez-vous un seuil minimum de gain avant de changer.

Avec l’exemple précédemment cité, j’ai économisé près de 57-14,9=42,1€ x 12 = 505€ sur une année sur mon forfait mobile tout en ayant un service légèrement supérieur.

Bref, mon nouvel opérateur m’a payé un WE de 4 jours à Moscou, pourquoi pas vous ?

 

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le commenter et à me retrouver sur mon blog www.combattrelacrise.fr

Merci !

 

A moins de vivre dans une grotte, sans enfants, vous avez du remarquer qu’il y a quelques semaines, c’était la rentrée des classes. Comme tous les ans, on a eu le droit au même cortège d’articles dans la presse:

1. La rentrée est de plus en plus chère pour les ménages
2. Les profs sont déjà entrain de prévoir leur première grève
3. Les élèves sont encore moins bons que l’année dernière
4. Et en plus parfois ils se bastonnent.

Bref, que des bonnes nouvelles, comme d’hab !

Mais il y a un sujet que je n’ai pas vu beaucoup aborder (normal, c’est une bonne nouvelle), c’est que la rentrée, c’est également le moment où tout un tas de cours en ligne reprennent. Du coup, c’est l’occasion parfaite de planifier votre « formation continue personnelle ».

Pourquoi ?

J’en vois qui râlent là au fond (oui, près du radiateur, comme par hasard), qui disent qu’ils ont assez donné à l’école, et que de toutes façons on n’y apprend rien.

Certes.

Mais la raison pour laquelle je vous dit de penser à continuer votre éducation, c’est qu’aujourd’hui, pour devenir riche, la seule force de travail ne suffit plus.
Dans l’ère de « l’économie de la connaissance », on devient riche grâce à ses connaissance, mais surtout grâce à sa capacité à actualiser ses connaissances, et à en acquérir de nouvelles. L’exemple qui me vient à l’esprit tout de suite pour illustrer mes propos c’est le domaine de l’informatique. Puisqu’il y a sans cesse de nouvelles technologies qui apparaissent, il faut sans cesse apprendre de nouveaux langages, de nouvelles techniques…

Du coup, ce n’est pas le moment de laisser votre cerveau s’encroûter.

Comment ?

Tout d’abord, il faut choisir ce que vous avez envie d’apprendre. La sécurité informatique ? Une histoire de l’évolution ? Les secrets de la finance ? Allez-vous choisir un cours purement utile ? Ou un cous sur un sujet qui vous passionne ?

Pour ma part, pour les dix semaines qui viennent, je vais suivre un cours qui s’intitule Information Security and Risk Management in Context. Si j’ai bien compris la description du cours, il s’agit d’apprendre à protéger ses données informatiques (et surtout celles de son entreprise) contre des visiteurs indésirables.
Il se trouve que je ne connais presque rien à ce sujet : comment attaque-t-on un ordinateur ? Comment pirate-t-on un mot de passe ? Mais puisque je dois utiliser des ordinateurs tous les jours, autant me renseigner !
La semaine dernière j’ai vu passer un article révélant que le mot de passe du système de messagerie de la Banque de France était 123456, du coup je me dis qu’il y en a d’autres à qui ce genre de cours seraient bénéfiques. (lire là pour rire un peu).

Il y a plusieurs ressources pour prendre des cours. Pour des formations « classiques », vous pouvez essayer de trouver un cours du soir dans votre ville (une rapide recherche sur Google me montre que l’Université du Mans propose pas mal de cours de langue par exemple).

Pour suivre des cours universitaires en ligne, pas de problèmes non plus. C’est à la mode en ce moment, et toutes les grandes universités veulent être présentes sur Internet (et étendre leur sphère d’influence). Du coup il y en a pas mal qui ont des cours en ligne (Stanford, Yale…). De quoi augmenter ses connaissances, gratuitement. Personnellement, j’aime bien :

- Coursera : une plate-forme de cours en ligne, d’universités aussi variées que Caltech, Ecole Polytechnique Federale de Lausanne…

- OpenYaleCourses : des cours de finances, des cours de maths, des cours de littérature… Il y en a pas mal dans la liste que j’aimerais bien écouter : une histoire de l’évolution, la structure des sociétés modernes, etc.

- MITOpenCourseWare : un catalogue de cours énorme.

-ParisTech OpenCourseWare : le même que le précédent, mais avec seulement des écoles qui font partie du groupement ParisTech. L’avantage, c’est qu’il y a des cours en français là-dedans.

Entre ça et la bibliothèque municipale, il y a vraiment de quoi faire !

Alors est-ce que je suis la seule à prendre des cours ce semestre ou il y en a d’autres qui veulent étendre la sphère de leurs connaissances ?

… et comment faire pour que ça marche.

Avant de commencer, je vais dire ceci : si vous faites parti de cette catégorie de gens qui arrivent à tenir leurs budgets, mois après mois, sans trop d’écart, je vous dit bravo. Pour moi, jusqu’ici ça a été un échec, et je viens de comprendre pourquoi. Du moins je l’espère.

Depuis plus d’un an et demi, j’ai un budget, qui est une représentation « idéale » de comment je voudrais dépenser l’argent que je gagne (ou le donner, l’épargner, l’investir, peu importe). Ce budget je l’ai établi en me basant sur des conseils glanés ici et là, à base de pourcentages : tel pourcentage de mes revenus sont octroyés au loyer, tel autre à l’épargne, tel autre aux loisirs, etc. etc. J’ai essayé de le rendre le plus équilibré possible, toujours à base de conseils pris ailleurs.
Et depuis plus d’un an et demi, mois après moi, je ne tiens pas mon budget. Certes ce n’est pas la catastrophe, je ne dépense pas plus que je gagne, mais il y a toujours une catégorie, toujours la même, où j’explose le budget. J’ai essayé le système des enveloppes, ça n’a pas marché, j’ai essayé de me dire « bon le mois prochain faudrait que je fasse attention tout de même« , ça n’a pas marché non plus. Il est donc temps de changer de stratégie.

Pour vous faire une idée, voici un petit graphique avec à gauche mon budget « idéal », et à droite, mes dépenses réelles, compilations de toutes mes données de 2011.
Je pense honnêtement que mon budget réel est mieux que mon budget idéalisé, mais ça fait des mois que je suis frustrée de ne pas « tenir mon budget ».

Ce que je viens de comprendre, c’est que ma méthode pour faire mon budget n’est pas la bonne. Pourquoi est-ce que je devrais caser mon budget dans un pourcentage défini par quelqu’un d’autre que moi, alors que certainement, cette personne et moi n’avons pas les mêmes valeurs ni les mêmes objectifs ? Est-ce qu’on doit tous dépenser 35% de nos revenus pour nous loger et 10% pour nos loisirs ? Je ne le crois pas.

Globalement, je pense que nos dépenses sont le reflet de nos valeurs. C’est un peu cruel d’ailleurs, parce qu’on peut réaliser qu’en théorie on est très idéaliste et qu’on veut mettre fin à la faim dans le monde, alors qu’en pratique, on ne fait rien pour ça, ou du moins pas grand chose.

Ma nouvelle stratégie pour mon budget, c’est donc d’arrêter de regarder uniquement des pourcentages qui n’ont pas grand chose à voir avec moi et qui auraient aussi bien pu être choisi au pif, mais de ramener mes dépenses en adéquation avec mes valeurs.

La première étape, donc, c’est de faire le point sur ses valeurs. Comme Julien a écrit un très bon article la-dessus, je ne vais pas répéter tout ce qu’il a dit.

La deuxième étape, c’est de raffiner ses catégories, pour pouvoir mieux discerner ce qui fait partie des valeurs et ce qui n’en fait pas partie. Par exemple, dans ma catégorie « alimentation », j’ai à la fois les dépenses que je fais dans mon AMAP (qui sont tout à fait en phase avec mes valeurs), et les dépenses que je fais à la cafet de l’hôpital universitaire ou alors en fast food parce que ce jour-là j’ai eu la flemme de faire à manger. Ce sont ces dernières que je voudrais éliminer, et pour pouvoir les éliminer, il faut d’abord les reconnaître. Donc les mettre dans des catégories différentes.

La troisième étape, c’est de reconnaître que toutes les dépenses ne nous apportent pas le même degré de satisfaction. Globalement, je pense qu’on est tous plus ou moins pareils : on veut le maximum de satisfaction pour le minimum de dépenses.
Les dépenses qui me satisfont le moins, sont en général celles qui ne sont pas en accord avec mes valeurs (le fast food parce que j’ai eu la flemme de cuisiner est un très bon exemple: non seulement je me nourris mal, mais en plus j’ai encouragé ma propre paresse…).

Puisque je note déjà toutes mes dépenses, cette étape va être très simple, il me suffit pour chaque dépense de lui attribuer une « note de satisfaction » (en gros, un +, un – ou un zéro), en répondant aux deux questions suivantes :

  • Est-ce que le rapport satisfaction/montant dépensé était favorable ?
  • Est-ce que cette dépense était en adéquation avec mes valeurs et mes objectifs ?

J’ai la conviction, mais peut-être que je me trompe, qu’en prenant conscience des ces dépenses qui ne me satisfont pas, je vais les éliminer naturellement au fil des mois.

Cette  nouvelle expérience commence aujourd’hui ! Je vous tiendrai au courant de comment mes dépenses s’en trouveront modifiées.

Et vous ? Quel est votre truc pour tenir votre budget ? Comment gérez-vous vos dépenses ? Par pourcentage ? Différemment ?

 

Vendredi, cela fera exactement 4 ans que je suis aux Etats-Unis (wouhou !), et pour célébrer ça, je voulais écrire un article qui se serait intitulé « 4 choses que j’ai apprises en 4 années aux Etats-Unis », mais plus j’y réfléchissais, plus je trouvais que finalement, tout ce que j’ai appris peut se résumer en une seule chose.
Comme cet article est plus long que la normale, il est illustré de quelques photos.

Tout d’abord, quand je suis partie il y a 4 ans, je ne savais presque rien des Etats-Unis. Je ne faisais pas partie des français qui admirent béatement les Américains pour leur « esprit d’entreprise » ou leurs innovations techniques, loin de là. Je ne faisais pas non plus partie de ceux qui pensent que les Américains sont majoritairement des obèses qui ne connaissent rien au fromage. En fait, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, et effectivement, je n’aurais pas pu imaginer ce que j’allais découvrir.

Plusieurs choses m’ont poussé à partir à l’époque. D’une part, je voulais absolument perfectionner mon anglais, parce que mes deux années en entreprise m’avaient montré que ceux qui obtiennent les postes les plus intéressants sont ceux qui parlent le mieux anglais. D’autre part, je voulais décrocher un diplôme d’une université américaine (la meilleure dans mon domaine tant qu’à faire), pour pouvoir postuler plus facilement dans des postes à l’étranger.
Enfin, la dernière raison, et sans doute la plus importante, c’est que je voulais prendre l’air. J’avais 22 ans, je venais d’obtenir mon diplôme d’ingénieur, je sortais de deux années en alternance dans une jeune entreprise à Paris et je ne me voyais pas du tout commencer la vraie vie active, celle où tu es en face d’un ordinateur 8 heures par jours, 5 jours par semaine.

Au début, j’étais partie pour un an et demi. Je m’y suis plu, on m’a proposé de rester, j’ai accepté. Ce qui fait que je suis toujours là.
Au début, comme tous les jeunes qui s’expatrient, j’ai essayé de maximiser mes expériences : j’étais de toutes les sorties du club de rando de l’université, j’emmenais mes amis faire de l’escalade, je prenais l’air donc ;-)

Et puis un jour, on mûrit.

L’énorme différence par rapport à mes études en France, c’est que j’étais soudain avec plein de jeunes (et pas mal de moins jeunes) de culture complètement différente. Ne nous voilons pas la face, le brassage culturel en école d’ingénieur, c’est malheureusement assez limité.
Là, dans mes amis je compte des Indiens surmotivés, qui m’expliquent que pour pouvoir partir étudier aux Etats-Unis, il faut être parmi les meilleurs (et être parmi les meilleurs de plus d’un milliard d’habitant, ça demande pas mal de travail). Un Chilien qui retourne  aux études après 8 ans de bons et loyaux services au VLT (et retourner à l’école après 8 ans de boulot, ça demande également du travail). Un Allemand qui ne cale rien en maths, mais qui veut absolument avoir son doctorat (un doctorat en physique quand on ne cale rien en maths, ça demande du travail).
Je pourrais continuer la liste, mais je pense que vous commencez à comprendre où je veux en venir : je me suis retrouvée entourée de gens qui travaillent comme des fous pour concrétiser un rêve. Alors que jusqu’ici, j’étais surtout entourée de gens qui étaient ingénieurs « parce qu’ils étaient forts en maths au lycée ». Un peu comme moi quoi.

Jusqu’ici je n’avais jamais compris qu’on pouvait travailler dans un domaine auquel on ne connaît rien. Ou dans lequel on n’est a priori pas fort dès le début. J’avais bien intégré tout un tas de poncifs comme « on n’a jamais fini d’apprendre », « on peut apprendre à tout âge », mais ça n’avait jamais été aussi concret que ça l’est aujourd’hui.
Je pensais que pour apprendre quelque chose il fallait des prédispositions, en fait il n’en est rien. On peut tout apprendre.

Depuis 4 ans, j’ai appris tout un tas de trucs plus ou moins utile : faire du pain, parce que je ne trouvais pas de boulangerie, les règles du baseball et du football américain, construire un igloo, faire des macarons pour impressionner les amis, j’ai construit un lit superposé, puis je l’ai reconverti en lit normal, j’ai fait un potager, j’ai commencé une remorque pour mon vélo, j’ai appris à construire un ordi de A à Z…

On m’a confié un projet de fou, ce qui aurait été inimaginable en France, j’ai fait de la conception mécanique alors que je ne suis pas un ingé mécanique, j’ai écrit des milliers de lignes de codes et appris 4 nouveaux langages, alors que je ne suis pas un ingé informatique, je viens de passer deux mois à développer un pilote pour une carte d’acquisition, alors que je n’y connaissais rien il y a deux mois…

J’ai découvert les finances personnelles, en deux ans je me suis constitué un beau petit capital, alors qu’il y a deux ans une telle somme me paraissait inatteignable. Et j’ai même commencé un blog sur le sujet. ;-)

Et j’ai maintenant deux autres projets dans les cartons, qui vont m’obliger à apprendre encore bien plus de choses.

En fait jusqu’ici j’avais du mal à me lancer dans des trucs nouveaux. J’avais trop peur de me planter, de réaliser que ça ne me plaît pas, de perdre de l’argent… Mais maintenant je pense que se planter fait souvent partie du processus d’apprentissage. On crée rarement quelque chose qui marche du premier coup, ni quelque chose de super sophistiqué dès la première tentative. Pareil pour comprendre un concept nouveau, pour certains ça parait évident, pour d’autres il faudra plus de temps.

Bref, fin du monologue, il est temps de conclure ! Ce que j’ai appris, c’est qu’on peut tout apprendre, et que le plus important, c’est de commencer. Et ça vaut pour tous les domaines, y compris les finances personnelles !

Partir aux Etats-Unis a été une des meilleures décisions que j’aie prises jusqu’ici. Pas parce que c’est les Etats-Unis, mais parce que j’y ai découvert un truc fondamental : tout est possible.

Il y a plusieurs moyens de s’enrichir, on peut gagner au loto, créer un super produit qui se vend bien et qui nous permettra d’être millionnaire en quelques années, ou alors on peut investir, sur le long terme.
Pour investir, encore faut-il avoir de l’argent. Et la manière la plus simple et la plus rapide d’avoir de l’argent disponible, c’est de changer certaines habitudes coûteuses. Fumer est sans-doute la plus coûteuse (et la plus « bête » ?) de ces habitudes, alors j’inaugure cette série « devenez riche » avec la cigarette !

Quand on regarde les chiffres, on s’aperçoit vite que la cigarette est un gouffre financier. Pas tout à fait autant que la voiture, mais presque ! Avec un prix moyen de 5,60 euros par paquet de 20, les dépenses sur une année sont considérables : 2044 euros par personne pour un paquet par jour (25% des fumeurs), donc 4088 euros pour un couple de fumeurs, 1022 si vous fumez un paquet tous les deux jours, « seulement » 300 euros par an pour ceux qui fument un paquet par semaine.

Eh oui ! Vous avez bien lu ! 2044 euros par an !

Alors évidemment, avec 2044 euros par an, on pourrait faire beaucoup de choses. Ça pourrait faire de belles vacances par exemple, mais tout est une question de choix de priorité, il y en a qui préfèrent raccourcir leur vie pour ce prix là. Mais à partir de maintenant, lorsque vos amis fumeurs vous diront qu’ils n’ont pas les moyens de partir, vous pourrez rigoler très fort.

Maintenant, procédons comme lors de notre calcul sur le coût réel de la voiture, imaginons que notre ami fumeur régulier, un paquet par jour, décide d’arrêter pendant 10 ans et d’investir l’argent qu’il aurait dépensé. Comme pour la voiture, on se base sur un taux de 4.5%, eh bien dans 10 ans, grâce à la magie des intérêts composés, notre ami est plus riche de 25117 euros que s’il avait décidé de continuer à fumer un paquet par jour !

De quoi acheter du beau matériel de pêche pour la retraite, ou bien carrément, partir à la retraite un an plus tôt.

Bien sûr, vous allez me dire qu’arrêter de fumer ce n’est pas si simple, si c’était le cas ça se saurait, et je ne dis pas le contraire.
Cet article est plutôt là pour rappeler que tout est une question de choix. Aujourd’hui, vous pouvez continuer à fumer, et dire que vous n’avez pas assez d’argent pour partir en vacances / manger de la viande de meilleure qualité / aller au cinéma avec vos enfants, ou alors vous pouvez arrêter, et gagner 25000 euros dans dix ans. Beaucoup plus sûr que le loto.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous dans votre famille ou parmi vos amis des gens qui fument et qui se plaignent de ne pas avoir assez d’argent ? Comment réagissez-vous ?

La semaine dernière, je présentais les deux grandes stratégies de désendettement : commencer par payer sa plus petite dette en premier, puis faire « boule de neige » jusqu’à payer la plus grosse, ou commencer par payer la dette qui a le taux d’intérêts le plus élevé en premier et faire « boule de neige » jusqu’à la plus petite dette. J’avais promis un exemple pour illustrer mes propos, le voici !

Imaginons donc notre cobaye, qui a un peu trop profité des crédits faciles d’accès pendant quelques années, et se retrouve aujourd’hui avec les dettes suivantes :

Crédit Auto de 9,000.00 euros, taux d’intérêt  6.31%, payement minimal de 400.14 euros par mois
Crédit C1 de 3,000.00 euros, taux d’intérêt de 9.90%, payement minimal de 137.71 euros par mois
Crédit S de 6,000.00 euros, taux d’intérêt de 7.90%, payement minimal de 120.99 euros par mois
Crédit C2 de 4,000.00 euros, taux d’intérêt de 13.97%, payement minimal de 119.05 euros par mois
Crédit Bancaire de 450.00 euros, taux d’intérêt de 4.00%, payement minimal de 25.00 euros par mois

Notez que pour le réalisme de l’exemple, je suis allée voir sur quelques sites de crédit ce qu’ils proposaient. Les chiffres ne sont donc pas là complètement au pif.

Notre cobaye a une dette totale de 22,450.00 euros, ce qui est assez important. Notre cobaye doit tous les mois trouver 802.89 euros pour honorer ses dettes. Pas une mince affaire. Mais admettons que notre cobaye imaginaire a trouvé un job qui paye très bien, qu’il a coupé tout le superflu dans son budget, loué une chambre de sa maison à un étudiant… et qu’il arrive à rassembler tous les mois 1000 euros pour payer ses dettes.

A votre avis, combien de temps va-t-il lui falloir pour rembourser ses 22,450.00 euros ?

Eh bien, environ 2 ans ! Seulement !

Avec la méthode « plus petite dette en premier », notre cobaye aura remboursé ses dettes en août 2014 s’il commence aujourd’hui. Et il aura versé un total de 2,065.14 euros d’intérêts.

Avec la méthode « plus gros taux d’intérêt en premier », notre cobaye aura remboursé ses dettes en juin 2014, et il aura versé un total de 1,949.66 euros d’intérêts.

Évidemment, tout cela est à comparer avec la stratégie du « paiement minimal », où on se contente de rembourser ses dettes en effectuant les versements minimaux, stratégie autrement appelée « absence de stratégie« . Dans ce cas là, notre cobaye sera complètement sorti de ses dettes en Août 2016, pfiou ça fait loin ! Deux ans de plus qu’en adoptant une stratégie efficace !
Et en plus, il aura versé 3,326.52 euros d’intérêts à ses créanciers !

Vous pouvez retrouver tous ces chiffres et les calculs sur la feuille google suivante : (pas besoin d’un compte google pour le voir).Tableur Google.

La conclusion de tout ça, c’est que :

- payer en premier la dette qui a le plus gros taux d’intérêt permet de payer moins d’intérêts au total (ce qui est le but recherché, puisque pour devenir riche, vous voulez que cette argent reste dans votre poche)
- payer en premier la plus petite dette permet d’éliminer très rapidement une ligne de crédit, ce qui peut être bon pour le moral !
- ne pas avoir de stratégie de désendettement, c’est s’exposer à être endetté plus longtemps et à s’appauvrir en payant plus d’intérêts.

J’espère que cet exemple vous a convaincu ! Rassurez-vous, on reparlera de désendettement très bientôt !

 

Depuis quatre ans que je vis aux Etats-Unis, j’ai beaucoup entendu parler d’endettement personnel. Car vous le savez sans doute : les ménages américains sont bien plus endettés que les ménages français.
Alors pour la première fois de ma vie, j’ai des amis endettés, voire très endettés et qui veulent s’en sortir. J’ai écrit cet article en pensant à eux !

Il y a en gros deux méthodes principales pour se désendetter : la stratégie qui consiste à rembourser d’abord les crédits qui ont les taux d’intérêts les plus élevés, et la stratégie qui consiste à rembourser en premier le crédit le moins important. Nous allons détailler ces deux méthodes.

Première méthode : les intérêts les plus élevés d’abord

Etape 0 : Arrêter de creuser. Coupez vos cartes de crédits, brûlez-les, peu importe. Le principal, c’est de ne pas rajouter de dettes à vos dettes.

Etape 1 : Faire le point. Tout d’abord, il faut commencer par faire le point sur vos dettes : combien vous devez, à qui, quel est le montant des intérêts sur cet emprunt, et quelles sont les mensualités minimales que vous avez à payer.

Etape 2 : Négocier. Vous avez décidé de tout rembourser, mais vous vous rendez bien compte que ce serait plus simple si vous pouviez baisser le taux d’intérêt d’un emprunt. Mettons que celui à 18%, vous le passeriez bien à 12% histoire qu’il fasse moins mal. Vous pouvez toujours appeler vos créditeurs et essayer de renégocier votre prêt. Ca ne marchera peut-être pas, mais au moins vous aurez essayé.

Etape 3 : Faire les comptes. Maintenant que vous avez votre liste de créditeurs, additionnez toutes les mensualités. Vous obtenez une somme A. Maintenant regardez à votre budget, combien pouvez-vous dédier tous les mois au remboursement de vos dettes, c’est votre somme B.
Si B < A, regardez de nouveau votre budget, est-ce que vous pouvez  faire des coupes supplémentaires ? Si la réponse est non, vous êtes peut-être sur-endetté, il faudra mettre en place une stratégie spécifique.
Si B > A, très bien, vous pouvez passer à la suite.

Etape 4 : Rembourser. Vous avez classé vos emprunts par taux d’intérêt décroissant. Pour tous les emprunts, payez la mensualité minimale, et ensuite, ajoutez en plus la différence B-A à l’emprunt qui a le taux d’intérêt le plus élevé.

Etape 5 : Continuer. Vous continuez comme ceci mois après mois, jusqu’à ce que votre emprunt au taux le plus élevé soit remboursé. Le mois suivant, vous continuez de payer les mensualités minimales sur tous les emprunts, et vous ajoutez la différence B-A plus la mensualité du crédit que vous avez fini de rembourser au deuxième crédit avec le taux d’intérêt le plus élevé.

Etape 6 : Continuer encore. Plus vous éliminez de lignes de crédit, plus ça va devenir rapide de rembourser vos dettes car vous ajoutez ce que vous payiez sur un crédit à un autre. C’est l’effet boule de neige. A la fin, il ne devrait plus que rester votre crédit immobilier !

Etape 7 : Célébrer. Le jours où vous envoyez votre dernier chèque, vous pouvez faire la fête.

Deuxième méthode : le plus petit crédit d’abord

La méthode bien sûr est exactement la même que pour le taux d’intérêt le plus élevé d’abord, sauf que cette fois, vous commencez par le crédit le plus petit. Une fois ce crédit payé, vous reportez sur le second crédit le plus important, et ainsi de suite, jusqu’à faire votre dernier versement.

Quelles sont les avantages et inconvénients de ces deux méthodes ? Les deux sont similaires, puisqu’elles se basent sur le même effet « boule de neige ». En commençant par rembourser les crédits aux taux d’intérêts les plus élevés, vous allez en général payer moins d’intérêts qu’avec l’autre méthode. C’est donc la méthode à privilégier si vous préférez que votre argent reste dans votre portefeuille plutôt que d’aller engraisser vos créanciers.
La deuxième méthode a pour avantage principal qu’elle vous permet en général d’éliminer une ligne de crédit très rapidement. Ca peut être très bon pour le moral de vous dire « un de moins » ! En revanche, vous risquez de payer plus d’intérêts.

Et que faire à propos du fonds de secours ?

Si vous lisez ce blog depuis un petit moment, vous savez que je considère que d’avoir un fonds de secours bien garni permet de vivre de façon plus détendue. Quand on essaie de se désendetter, ça peut être une très bonne idée de commencer par se constituer un petit fonds de secours, comme ça si votre voiture tombe en panne, que votre machine à laver se décide d’inonder le voisin du dessous, vous n’aurez pas à faire un nouveau crédit pour faire face.
Si vous avez décidé de rembourser toutes vos dettes, il y a des chances qu’un truc complètement inattendu vous tombe dessus : c’est la loi de l’emmerdement maximum. Donc je soutiens l’idée de commencer par se créer un fonds de secours.

Voici comment procéder, c’est très simple :

Etape 1 : De combien aurez vous besoin ? Si c’est pour faire face à une grosse panne de voiture ou une inondation surprise, peut-être 1500 à 2000 euros pour commencer.

Etape 2 : Rajoutez cette « ligne » (les 2000 euros) à votre liste, payez vos mensualité minimums à tous vos créditeurs, comme d’habitude, et versez la différence B-A à votre tout nouveau fonds de secours. Continuez mois après mois, jusqu’à ce que votre fonds de secours soit financé.

Etape 3 : Votre fonds de secours est financé, vous pouvez maintenant procéder au remboursement de vos crédits !

Dans tous les cas, rembourser ses dettes peut être un processus long (et un peu douloureux, puisqu’il implique souvent de faire de grosses coupes dans le budget), mais il faut positiver. Après tout, dites-vous bien que « il y a un plaisir que les riches ne connaîtront jamais : c’est celui de payer sa dernière traite ».

J’espère que toutes ces description étaient claires, je proposerai un exemple jeudi ! (ça c’est du teasing…)

Récemment, j’ai reçu plusieurs emails et commentaires à propos de cet article sur les jobs d’été (et de celui-ci) de la part de jeunes de 14 ans en général. Du coup, je me suis dit que j’allais me fendre d’un petit article à ce sujet.

Voici la liste des principales questions que j’ai reçues :

1. Est-ce que j’ai le droit de travailler ?

Légalement, vous pouvez commencer à travailler pendant l’été dès 14 ans. Bien sûr, ce travail est très encadré, vous ne pourrez travailler que la moitié de vos congés par exemple. Cependant, c’est assez rare de trouver un employeur qui accepte d’embaucher quelqu’un de 14 ans. Donc même si la réponse est oui, ça va être difficile si vous ne connaissez pas quelqu’un qui puisse vous embaucher.
La loi ici : http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/duree-du-travail,129/le-temps-de-travail-des-jeunes-de,1023.html

2. Qu’est-ce que je peux faire pour quand même gagner de l’argent ?

La liste est assez longue… Le babysitting tout d’abord (j’ai commencé vers 14 ans je pense), arroser les plantes des personnes qui partent en vacances, venir nourrir le chat de votre voisin qui part en vacances, tondre la pelouse des amis de vos parents, aider les mamies à faire leurs courses, ou alors leur faire la lecture, proposer de faire du soutien scolaire pour les élèves du primaire, monter un spectacle avec des amis et faire payer l’entrée, écrire un e-book et le vendre sur Amazon, proposer de réparer les ordinateurs des gens, etc…

3. Qu’est-ce que je peux faire si mes parents ne veulent pas que j’aille chez les gens ?

Ah très bonne question. Dans ce cas, il faut trouver quelque chose qui puisse être fait soit chez toi, soit dans un lieu public, comme la bibliothèque municipale par exemple. Le soutien scolaire convient bien à cette situation.

D’ailleurs cette question m’a fait penser à quelque chose : vouloir gagner de l’argent pendant l’été, c’est très bien mais n’allez pas mettre votre vie en danger pour ça ! Si un voisin vous demande de monter sur le toit de sa maison pour couper la vigne alors que vous avez le vertige, dites non. Si quelqu’un que vous ne connaissez pas bien vous demande de monter chez lui : partez en courant !
Bref, sans être parano, n’oubliez pas que ce serait très embêtant pour vous de vous blesser en tentant de gagner de l’argent, et encore plus embêtant de tomber sur quelqu’un qui ne vous veut pas du bien.

4. Comment trouver des « clients » ?

Pas le choix, il y a en gros deux méthodes efficaces : le bouche à oreille et les petites annonces.

Pour les petites annonces, placez-les dans des endroits où elles seront visibles : le hall de votre immeuble, la boulangerie de votre quartier. En plus vous aurez plus de chances de rencontrer des gens que vous connaissez et qui vous feront plus facilement confiance.

Pour le bouche à oreille, en général ça commence avec des amis des parents, et ensuite ça continue si vous faîtes bien votre job. Par exemple, au début de ma « carrière » de baby-sitter je ne gardais les enfants que d’une seule famille, que je connaissais d’avance, puis il m’ont recommandée à leurs voisins, qui m’ont recommandée, etc. etc. Pour ça il faut bien faire son travail, être sympa… j’en parle plus en détails dans cet article !

5. Que faire si malgré tout ça je ne trouve rien ?

D’abord dites-vous bien que plus tard dans votre vie, vous aurez bien plus d’occasions de bosser que vous n’en aurez envie ;-)

Ensuite, ne pas avoir de petit job pour l’été, ne veut pas dire que vous devez passer l’été devant votre télé* !
Profitez du fait que vous avez du temps libre pour vous fixer quelques objectifs et apprendre quelque chose de nouveau ! Vous voulez apprendre à coudre ? C’est le moment ! A programmer ? C’est le moment ! Améliorer votre anglais ?

Pour chacune de ces activités, vous trouverez des tonnes d’aide sur Internet, à la bibliothèque, etc. Et ne vous inquiétez pas, même si vous ne gagnez pas d’argent cet été, en améliorant votre anglais ou en apprenant le chinois, vous finirez par en gagner bien plus dans le futur !

Bonne chance à tous et profitez de vos vacances tout de même !

- Quels autres conseils vous donneriez à nos jeunes lecteurs bien motivés pour cet été  ? (je dis jeunes lecteurs pour ne pas froisser les gars, mais je n’ai eu que des emails de filles pour l’instant ;-) ).
- Si vous voulez raconter en détail comment vous avez réussi à gagner plein d’argent pendant les vacances alors que vous avez moins de 18 ans, envoyez moi un mail grâce au formulaire de contact, je publierai les meilleurs histoires !

*oui, quelqu’un dans un mail m’a dit que si elle ne trouvait pas de job pour l’été elle allait devoir regarder la télé toute la journée !

Au sujet du blog

Le blog "La Tirelire de Cécile" est un blog de finances personnelles. Il s'adresse à tous ceux qui débutent dans la gestion de leur argent. L'objectif est d'expliquer simplement les méthodes qui vous permettront d'épargner efficacement et d'atteindre vos objectifs financiers !

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