Les finances personnelles pour les nuls.
Bonjour à tous !
Après quelques semaines de silence, me voici de retour, avec plein de nouveaux articles. Pas d’inquiétudes donc, un nouveau mois de silence ne devrait pas arriver de sitôt.
En fait, ces dernières semaines j’ai été occupée… par la campagne pour les présidentielles (et maintenant les législatives arrivent, mais ça devrait être plus calme). Du coup, c’était difficile d’écrire quoique ce soit, car ça aurait forcément été un article partisan, ce que je ne souhaite pas. Pour l’instant.
Dans cette campagne, il faut le dire, tout a été fait pour que les thèmes les plus importants ne soient pas abordés. D’ailleurs, si vous pensez que la viande hallal et les frites molles à la cantine sont la priorité des Français, ce blog n’est sans doute pas pour vous
.
J’ai l’impression qu’on est passé à côté du seul vrai problème qui se pose : notre modèle économique est à bout de souffle, par quoi et comment allons nous le remplacer ? Tout ce qu’on a vu, ce sont les uns et les autres se balançant des chiffres et des graphiques à la tête, sans contexte, sans explications… Bref un peu n’importe quoi.
Ne nous y trompons pas, le 6 Mai, on votait également en Grèce, qui a quelques années « d’avance » sur nous en matière de chamboulement, et les deux grands partis qui soutiennent le statut quo se sont effondrés, au profit de l’extrême gauche, de la gauche radicale, et de l’extrême droite. Voilà ce qu’il faut retenir de ces années : l’heure du statut quo est terminée, maintenant il faut une nouvelle donne.
Ah, excellente question, merci de la poser.
Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que la politique de l’un ou de l’autre va tout changer, que nous allons subitement crouler sous les impôts dans un cas ou transformer la France en paradis fiscal dans l’autre. En fait peu importe la décision finale, car finalement elle a assez peu d’impact direct sur nos vies.
En revanche ce qui est important c’est de savoir qu’aujourd’hui nous nous dirigeons vers une période de bouleversements et que nous ne pouvons rien attendre de nos dirigeants.
Plus vos finances seront en ordre, moins vous serez inquiets face aux changements et plus vous aurez de capacité de rebondir. Concrètement ça veut dire quoi ? Idéalement, il faudrait être financièrement indépendant pour pouvoir dormir tranquille, c’est le cas de très peu d’entre nous. Mais on peut commencer par payer ses dettes, établir un fonds de secours, robuste, avoir un budget qui laisse une bonne part à l’épargne, et repérer dans son budget ce qu’on peut « couper » en cas de coup dur (perte d’un emploi par exemple).
Voici quelques questions que vous pouvez vous poser pour vous préparer à diverses éventualités : si vous êtes fonctionnaire (ou retraité) et que demain l’État coupe votre salaire (ou votre retraite) de 20% (c’est ce qui a été fait en Grèce notamment), est-ce que vous allez tenir le coup ? Si demain l’essence est à 3 ou 4 euros le litre, est-ce que vous allez tenir le coup ? Si demain il y a une pénurie de farine, sucre, etc, est-ce que vous allez tenir ? Etc, etc. Essayez d’imaginer plusieurs scénarios et voyez comment vous y répondriez.
Comme notre monde va changer et que nos dirigeants sont trop occupés à légiférer sur la dureté minimale des frites, c’est nous, les citoyens, qui allons être les véritables acteurs du changement. Autrement dit, la transition vers un nouveau modèle économique et politique ne se fera pas par le haut, il se fera par le bas.
En France il y a déjà pas mal d’associations et d’initiatives qui proposent des alternatives économiques, je pense par exemple aux AMAPs, qui soutiennent une agriculture locale et permettent de court-circuiter la grande distribution, ou encore aux SELs (système d’échange local) qui sont une façon de s’échanger des services et des biens, et également aux monnaies locales complémentaires.
Alors aujourd’hui pour la première fois depuis le début de ce blog, je vais vous donner un exercice à faire : prenez une feuille et un crayon (oui là maintenant) et écrivez dessus 3 choses que vous aimeriez voir changer.
Sur ces trois choses, il y a des chances que pour au moins l’une d’entre elle, il existe près de chez vous une association qui s’en occupe. Par exemple au top de ma liste il y a « faire reculer l’analphabétisme », et ça tombe bien, dans ma ville il y a plusieurs assoces qui s’occupent de ce genre de questions. Engagez vous dans cette association, ou faites un don. Le changement arrivera comme ça.
J’espère que je n’aurai pas perdu trop de lecteurs avec cet article un peu plus engagé que d’habitude
En bonus, une vidéo sur les monnaies complémentaires, attention, ça fait un peu chauffer les neurones !
In: Dépenser Moins
27 mar 2012Un truc terrible qui arrive à beaucoup d’ingénieurs, c’est d’être complètement addicts aux gadgets électroniques. Bizarrement, j’ai eu de la chance et j’ai échappé à cette addiction : je ne change pas d’ordinateur tous les ans, je remplace mon téléphone quand il est vraiment cassé et pas avant et globalement je ne m’intéresse pas à l’évolution de la puissance des processeurs et des cartes graphiques, sauf pour le boulot.
Mais autour de moi, j’ai eu l’occasion de voir les « ravages » de l’addiction aux nouvelles technologies ! Les smartphones dans les poches de tout le monde, les ordinateurs de plus en plus minces et légers…
Et je pense que tout le tapage médiatique autour de chaque nouvelle sortie Apple montre bien à quel point on est accroché aux nouvelles technologies ! Dernièrement avec la sortie de l’iPad 3 on a revu ça ! Alors voici les 5 raisons pour lesquelles je ne risque pas d’acheter un iPad 3.
1. J’ai déjà un ordinateur qui marche très bien pour tout ce que j’ai besoin de faire. Top 1 des raisons ! J’ai un ordinateur portable, qui va bientôt avoir 4 ans, il marche très bien. J’ai changé le disque dur une fois, refais une installation propre de Linux (très bien Linux pour les « vieux » ordis), et pas de soucis.
Et comme j’ai de la « chance », j’ai plein d’autres ordis au boulot pour tout ce que je ne fais pas chez moi !
2. Dans 1 an, l’iPad 3 sera obsolète. Et encore… 6 mois peut-être que ce serait plus crédible. Par exemple, quand j’ai acheté mon dernier ordi, il me paraissait ultra léger, super fin, et plutôt puissant avec son dual core ! Eh bien aujourd’hui je le mets à côté de n’importe quel autre ordinateur récent et il a l’air de sortir de la préhistoire (enfin presque).
A chaque fois qu’on voit un nouveau gadget on se fait avoir parce qu’il paraît super beau ! Mais regardez les vieux gadgets autour de vous et dites vous bien que ceux-là aussi, un jour ils ont été le top de la technologie !
3. Bien sur ce serait cool d’avoir un iPad, mais ça ne va pas augmenter mon bonheur. Je ne vais pas vous mentir, des fois je rêve d’une tablette ! Je connais de bonnes raisons pour lesquelles avoir un iPad serait sympa : beaucoup plus pratique pour lire les recettes en cuisine que l’ordinateur encombrant, plus simple pour regarder un film ou lire un livre dans son lit. D’ailleurs il est très léger, ce serait pratique pour emporter facilement de la lecture en voyage… etc etc etc.
Mais : le but dans ma vie c’est d’atteindre le bonheur (et l’indépendance financière), et il se trouve qu’en ce moment je suis déjà pas mal heureuse ! Donc quand je vois un nouveau gadget du genre iPad 3, je me demande si ça va améliorer mon bonheur à long terme. La réponse c’est non, donc on va faire sans !
4. J’ai pas envie de donner dans la iReligion. Est-ce que vous connaissez des gens qui ont acheté l’iPad 1, le 2, tous les iPhones, plusieurs MacBook et qui attendent impatiemment la sortie de l’iPad 3 ? Non ? Eh bien moi oui ! Et je le vois tous les jours : c’est mon boss !
Bien sur, des fois je vois le dernier MacBook et ça me fait rêver, mais sérieux, quel est ce délire qui lui fait acheter TOUS les iProduits du monde ?! J’avoue que je ne comprends pas. Si c’est pas une addiction ou un culte, je ne vois pas bien ce que c’est.
5. On produit déjà bien trop de déchets électroniques. Last but not least : tous les ans, ce sont des milliers de tonnes de gadgets électroniques qui sont mises à la poubelle. Seuls 25% de ces déchets sont recyclés (vous savez, par des pauvres dans des pays pauvres, qu’on paie une misère et qui travaillent avec des produits dangereux sans aucune protection). Alors je ne vois vraiment pas pourquoi j’irai rajouter quelques kilos à ces tonnes de déchets pour le plaisir de posséder le dernier iTruc.
Le jour où on aura trouvé une façon de recycler à 90% au moins un vieil ordi, peut-être que j’irai m’acheter un nouveau jouet. En attendant, l’argent que je ne dépense pas sur l’iPad, il reste dans ma poche et je peux en faire quelque chose de plus constructif.
Si vous voyez une bonne raison d’acheter un nouvel iPad, n’hésitez pas, partagez-la dans les commentaires !
In: Donner
23 mar 2012Vous vous souvenez peut-être qu’en Décembre, dans un article, j’avais annoncé que pour chaque euro que je dépenserai à Noël, je donnerai un euro à une organisation caritative. Eh bien aujourd’hui je peux enfin vous annoncer que c’est chose faite !
La semaine dernière, j’ai donné à trois associations (lisez cet article pour savoir comment je choisis mes assoces) :
25% à l’UNICEF, parce que ce jour là, ils proposaient de « doubler la donation » (en gros il y a un mécène qui leur dit « pour chaque don récolté jusqu’à tel date, je vous donne autant »). D’une pierre deux coups donc.
25% à Tucson Literacy, une association dans ma ville qui donne des cours d’alphabétisation et d’anglais pour les adultes. Pour moi, savoir lire et écrire c’est la chose la plus importante, puisque c’est la porte d’accès à toute l’éducation. En fait je n’imagine pas ce que ça doit être de vivre sans savoir lire et écrire. Donc je soutiens le travail de cette assoce.
50% (the big winner) pour Living Water International, l’association qui est à l’origine de cette campagne de dons de Noël.
Voilà, ça, c’est fait!
Vivre en colocation ça a pas mal d’avantages : un loyer plus faible, une surface plus grande, moins de solitude… mais parfois il y a des inconvénients, comme la vaisselle sale qui s’empile dans l’évier, les cheveux dans la baignoires, et les problèmes de sous. Parler d’argent avec ses amis ou ses colocataires n’est pas toujours facile, et frapper à la porte d’un coloc parce qu’il nous doit quelques mois de factures, ça l’est encore moins. Alors comment faire les comptes sans prise de tête ? Eh bien ça n’a jamais été aussi facile depuis qu’on a presque tous un compte sur Gmail.
Je suis en coloc depuis 2007 et pour faire nos comptes j’ai essayé plusieurs méthodes : se réunir autour de la table avec la calculatrice et du papier, puis écrire les dépenses de chacun sur le frigo, et finalement : la feuille de calcul partagée !
Eh oui, avec cette bonne vieille feuille Excel, plus moyen de tricher, pas de prise de tête : chacun y entre ce qu’il a payé, et les calculs se font tout seuls… Et l’avantage de la feuille de calcul partagée avec Gmail, c’est qu’il n’y a pas besoin de se l’envoyer par email à chaque fois qu’on y fait un changement ! Il suffit de se connecter à son compte, modifier la feuille et la modification apparaîtra tout de suite sur la feuille de votre colocataire. Bien plus pratique.
Bien sur cette feuille Excel n’est pas seulement limitée à la colocation : un couple qui partage un logement s’y retrouvera, des amis qui partent en vacances ensemble y trouveront une bonne façon de faire leurs comptes.
Je v
ous propose donc une première feuille Excel pour deux personnes.
Dans cet exemple : Bob et Paul sont en coloc, Bob se charge de l’Internet tous les mois, Paul s’occupe du gaz et de l’électricité. A chaque fois que Bob règle une facture, il indique le montant payé dans la cas correspondante, et Paul fait de même. La feuille de calcul met alors à jour qui doit combien à l’autre !
Pour utiliser la feuille : cliquez sur l’image pour ouvrir le lien. Si vous avez un compte Google, vous pouvez directement enregistrer la feuille de calcul et la partager avec votre coloc. Sinon, vous pouvez toujours télécharger cette feuille et l’utiliser sur votre ordinateur !
Evidemment les calculs se compliquent un peu si vous êtes plus de deux dans la coloc ! Donc je vous propose une deuxième feuille de calcul pour 3 personnes, que vous pourrez facilement adapter si vous êtes 4, 5…
Le calcul est très simple : dans notre exemple, nous avons Pierre, Paul et Jacques. Ce que Pierre doit à Paul, c’est ce que Paul a payé, moins ce que Pierre a payé, divisé par trois. Ce que Pierre doit à Jacques c’est ce que Jacques a payé, moins ce que Pierre a payé, divisé par trois. Et ainsi de suite !
Voilà ! C’est la méthode que j’utilise actuellement pour faire mes comptes avec ma coloc. Et je trouve ça bien pratique. Et vous ? Comment faites-vous vos comptes avec vos colocs ? Est-ce que vous trouvez ça facile ?
Jusqu’à très récemment, j’avais un vélo tout pourri pour aller de chez moi jusqu’au boulot. C’était un vélo que j’ai construit moi-même avec des pièces de récupération, et seuls les pneus étaient neufs. A côté de ça, j’ai un superbe VTT, acheté d’occase, et dont les freins seuls coûtent plus cher que tout ce que j’ai dépensé pour mon vélo pourri. Vous pensez que c’est une contradiction ? Non ! C’est une stratégie : la stratégie du min-max.
Ceux parmi vous qui jouent à des jeux vidéos du type Oblivion ou World of Warcraft savent déjà ce dont je vais parler. Le terme « min-max » vient en effet de ce milieu. Pour tous ceux qui ne veulent pas se mettre à jouer, je vais vous expliquer de quoi il s’agit.
Dans la plupart des jeux vidéos d’aujourd’hui, on peut faire évoluer son personnage comme on veut. On peut choisir de devenir un magicien ou un guerrier par exemple. La stratégie du « min-max » consiste à utiliser le plus de ressources possibles (max) pour acquérir les compétences importantes et le moins de ressources (min) pour celles qui sont accessoires. Par exemple pour un nombre d’argent et de temps donné, un magicien va choisir de les dépenser pour maximiser ses connaissances et son intelligence et ne dépensera que très peu pour augmenter sa force. Pour un guerrier, la stratégie inverse s’impose ! En choisissant quelles qualités maximiser, on utilise au mieux ses ressources.
Le problème, c’est que dans la vraie vie, on n’applique pas très souvent la stratégie du min-max. Des gens sont très très bien payés pour étudier les habitudes des consommateurs et ils ont découvert que lorsqu’on a le choix entre trois objets similaires, on achète en général celui qui a le prix moyen. Et ce quelle que soit la fréquence d’utilisation de l’objet !
Prenons un autre exemple que les vélos : la cuisine. J’aime beaucoup cuisiner, et la première fois que j’ai acheté une poêle, j’en ai pris une anti-adhésive, de prix moyen. Bien sur, deux ans plus tard, le revêtement se détache, et la poêle est bonne à changer. C’était clairement un mauvais choix ! Et si entre-temps je n’avais pas découvert 2/3 trucs, j’aurais de nouveau acheté le même genre de poêle ! Et ça aurait ajouté un prix de remplacement au prix d’achat initial.
Alors quand il a fallu changer de poêle, j’en ai acheté une en fonte. Elle sera encore là dans 100 ans, moi non. Pour le coup, j’ai maximisé mon choix. En revanche, je me moque complètement d’avoir des assiettes dépareillées, et du coup j’ai acheté toutes mes assiettes d’occasion. Pour les assiettes je minimise.
Les études marketings montrent que quel que soit l’objet de nos achats, on achète un truc de prix moyen. En fait il faudrait être un peu moins en pilote automatique quand on fait ses courses et réfléchir à ce qu’on veut maximiser et ce qu’on veut minimiser.
Est-ce que vous allez vous servir de cet objet tous les jours ? Est-ce que vous pouvez vraiment faire la différence entre la super version et une version plus bas de gamme ? Si oui, alors investissez dans le top, et prenez soin de vos outils ! D’ailleurs une des façons de voir si vous aimez vraiment ce que vous faites, c’est lorsque prendre soin de vos outils est un plaisir et non pas une tâche pénible.
Attention, quand vous choisissez, ne prenez pas le top du top, mais le top de vos compétences. Par exemple, je ne pourrais pas faire la différence entre un bon couteau de cuisine et un super bon couteau de chef. Donc le bon couteau, c’est suffisant en ce qui me concerne.
Une fois que vous avez décidé du top, pas la peine de vous précipiter. En attendant un peu, vous trouverez sans doute une bonne occase. Par exemple, pour mon VTT, j’ai attendu pendant plusieurs mois, je me suis tâtée, et finalement j’ai trouvé celui-là en occasion ! Quand on achète de l’occasion, on sur-maximise ! (pas très français tout ça, mais je pense que vous saisissez le concept).
Difficile de répondre à cette question, car on a souvent envie de tout avoir de qualité… A mon avis, il faut penser aux objets qu’on n’utilise pas tous les jours. Votre paire de skis par exemple : si vous n’allez skier qu’une fois par an, est-ce utile d’avoir le top ?
Une autre piste pour minimiser, ce sont les produits dont on se sert tous les jours mais qu’on ne peut pas réutiliser. Par exemple, le produit vaisselle, est-ce qu’il y a vraiment une différence entre un produit de marque et un produit moins cher ? Pareil pour la lessive ?
Est-ce que vous appliquez déjà cette stratégie ? Sans doute un peu inconsciemment. Pensez-y la prochaine fois que vous voulez faire un achat !
Crédit photo : Sister Rye
Bonjour !
Aujourd’hui, pas de conseil de finance, mais quelques nouveautés sur le blog.
Tout d’abord, je viens de rajouter une page « au pif ! », qui comme son nom l’indique vous permettra de consulter un article du blog… au pif. En effet, ce blog commence à prendre un peu de poids, il y a désormais exactement 90 articles en ligne (91 en comptant celui-ci), et je me suis dit que ça pourrait être sympa de pouvoir afficher des articles aléatoirement.
La deuxième nouveauté, c’est un petit formulaire de contact, qui vous permet de m’envoyer un email. Par exemple si vous avez une question spécifique ou que vous voulez me faire une remarque générale, c’est le bon outil.
Voilà, je prépare les prochains articles, on fera un peu de maths bientôt en voyant comment la fonction exponentielle peut nous être utile ou nocive. Je voudrais également parler du surendettement, et encore autre chose mais ça sera une surprise !
Tiens voilà une bonne idée pour utiliser le formulaire de contact ! Vous avez envie que j’aborde un thème précis ? Envoyez-moi un email !
A bientôt !
In: Donner
31 jan 2012Dans la série des bonnes actions pour 2012, peut-être que vous avez décidé de donner plus. Oui mais voilà, des assoces il y en a des centaines, et vous ne savez pas comment choisir… Alors je vous donne 10 conseils qui m’aident quand je dois faire un choix.
Quelles sont vos valeurs ?
Voici la première question que je me pose, avant même de commencer à choisir. Par exemple quelqu’un qui croit que les femmes devraient pouvoir choisir d’avorter ou pas n’ira sans doute pas soutenir une campagne contre l’avortement. De même quelqu’un qui pense qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour grandir n’ira pas soutenir l’adoption par les couples gays.
Quelles sont vos préférences ?
Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ? L’environnement ? L’éducation ? Le droit des femmes ? La faim dans le monde ?
Où voulez-vous que l’association que vous soutiendrez mène son action ? Dans votre quartier ? Dans votre pays ? A l’autre bout de la terre ?
Préférez-vous soutenir une grande association ou une petite ? Une très ancienne ou une nouvelle
Faites une liste d’associations qui corresponde à vos critères.
Il y a sans doute des annuaires, mais sinon Google reste une valeur sure ! Par exemple j’ai trouvé une super assoce dans ma ville en cherchant des programmes d’alphabétisation sur Google.
Regardez les missions des association sélectionnées
La plupart des associations ont une page web sur laquelle vous pouvez trouvez des informations sur leurs actions, le nombre de personne dans l’association, etc. Choisissez celles qui correspondent le mieux à vos valeurs !
Éliminez les associations qui ne correspondent pas à vos critères
A la fin de cette étape, il ne devrait vous en rester plus qu’une dizaine maximum. Maintenant il va falloir choisir la plus « efficace ».
L’association est-elle bidon ?
Vous le savez, malheureusement certaines associations sont « bidon » et n’ont pour objectif que d’enrichir leurs membres. Personne n’a envie de se réveiller un jour et d’apprendre que l’assoce pour laquelle ils ont donnés pendant 10 ans était un fait une escroquerie.
Au delà de la légitimité, il y a aussi la question de la religion. Certaines associations (beaucoup même) ont des origines religieuses. Est-ce qu’elles tentent de convertir les personnes qu’elles servent ? Ou est-ce qu’elles restent complètement neutres ? Peut-être que ce sont également des questions que vous voulez vous poser !
Regardez les faits
Une association sérieuse a une mission et un programme défini. Elle a des objectifs et elle peut décrire son action concrètement.
Par exemple, l’association pour l’alphabétisation dont je parlais plus haut peut dire combien de personnes se sont inscrites à quels cours, combien de professeurs ont été formés, combien d’élèves ont réussi le test de lecture du niveau « truc », etc.
Comparez ce qui est comparable
On ne peut pas comparer le budget et les actions d’une grande association internationale et d’une petite locale.
Évitez les associations qui ne veulent pas partager les infos ou qui vous mettent la pression pour donner
Dans la plupart des grandes villes, parfois on est « attaqué » par des militants qui veulent ABSOLUMENT vous faire signer une promesse de dons. Ça vous est déjà arrivé ? Moi oui et j’ai détesté !! J’ai signé au bout de 20 minutes de pression et j’ai donné pendant un an et demi à cette assoce alors que dans le fond, j’en avais pas envie !
Une bonne association sera d’accord pour partager des infos avec vous et vous envoyer de la documentation si vous en demandez. Elle ne cherchera pas à vous mettre la pression pour donner et si vous dites non, elle comprendra non.
Faites confiance à votre instinct
Enfin, si au bout de toutes ces étapes vous avez toujours des doutes vis-à-vis d’un association, bah ne donnez pas. Il y en a sans doute une autre qui correspond à vos critères !
Avec tout ça, vous devriez y arriver ! C’est après toutes ces étapes que j’ai choisi mes deux assoces préférées : une grande international réputée spécialisée dans la protection des enfants, et une petite locale spécialisée dans l’alphabétisation des adultes !
Et vous ? Vous vous posez quelle genre de question avant de choisir à qui donner ?
Je vais vous faire une petite confidence : j’adore remettre au lendemain. Les coups de fils ennuyeux, les révisions, la rédaction d’un article, cuisiner… j’aime bien tout remettre au lendemain. Même ouvrir un compte pour ma retraite !
Sauf que comme ils disent dans « Bref », souvent quand on remet au lendemain, ça revient à remettre à jamais ! Et dans le cas de l’épargne pour la retraite, ce n’est pas bien malin, puisque avec les intérêts composés, le temps joue en notre faveur ! Plus on commence tôt, moins l’effort d’épargne doit être important.
La bonne réponse donc quand on se demande quand il faut commencer à penser à sa retraite c’est : maintenant. Enfin attention, c’est valable si vous ne croulez pas sous les dettes, que vous avez des revenus et que vous n’avez pas envie de travailler jusqu’à 120 ans. Si vous êtes encore à la fac ou que vous êtes surendettés, ce n’est pas par là qu’il faut commencer.
En fait voici quelques étapes-clefs que j’ai notées avant de pouvoir commencer à investir :
Étape 1 : Ajuster ses dépenses pour arriver à dépenser moins que ce qu’on gagne, et ainsi dégager une somme tous les moins qu’on peut épargner ou investir.
Étape 2 : Payer ses dettes, surtout si elles ont des taux d’intérêts élevés. Du genre des crédits revolving…
Étape 3 : Choisir son plan d’investissement. Assurance vie, PERP, PEA… les options ne manquent pas, et y déposer la différence entre ses entrées et ses dépenses.
Me voici donc rendue à l’étape 3 : des dépenses basses, une capacité d’épargne assez bonne, pas de dettes… Mais voila, j’épargne toute la différence et j’ai du mal à investir !
Pourquoi ? Eh bien d’une part parce que je n’ai pas envie d’y réfléchir sérieusement et que du coup je remets à demain. Et d’autre part, parce que pour l’instant, je n’ai pas encore trouvé un bon plan d’investissement.
En effet, si j’étais en France, j’ouvrirais sans doute une assurance-vie. Mais je suis aux Etats-Unis. J’ai pensé à un moment ouvrir un plan d’épargne-retraite ici, mais que va-t-il se passer si dans 3 ans je déménage pour aller au Chili, en Suède ou en Corée ? Je découvre que ce n’est pas si simple d’investir quand on n’est pas encore « fixé pour la vie ». Est-ce qu’il existe de bons plans pour les gens comme moi ? Pour l’instant je n’en sais rien.
Mais 2011 était l’année des débuts, 2012 sera l’année de l’investissement ! Mon objectif : ouvrir un PEA. Je le ferai demain…
In: Budget
17 jan 2012Bonjour et bonne année 2012 !
Tout d’abord je m’excuse pour ce long mois de silence, il se trouve que j’étais… en vacances, et que j’ai finalement trouvé plein d’autres choses sympa à faire que d’écrire à propose de finances. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et me voici donc de retour derrière mon écran et mon clavier.
J’ai donc commencé l’année par faire le bilan de l’année 2011, et c’était assez rapide, vu que je garde toutes mes données de dépenses. Enfin, je croyais que je les gardais toutes, mais il se trouve que mon petit bilan a révélé que je ne sais pas ce que je fais de 4% de mes revenus ! Je pense que en fait cet argent est juste ma variable d’ajustement, c’est-à-dire du liquide que je garde en permanence sur mon compte-chèque pour éviter tous risques de faire une transaction qui me mettrait dans le rouge et engendrerait des frais d’agios.
Pour le reste, je partage avec vous le camembert de mes dépenses :
J’ai été surprise par mes propres chiffres : les loisirs sont mon premier poste de dépense, avec presque un quart du budget. Wow ! Je n’aurais pas imaginé ça. Il est vrai que je compte là-dedans mon aller-retour annuel pour la France, donc ça va vite. Ensuite viennent les dépenses « incompressibles », c’est-à-dire le logement, les charges (gaz, électricité, internet) et le téléphone. Enfin j’épargne moins que ce que je pensais : 18%, alors que je croyais être à environ 20-22%. Finalement, là où je me déçois le plus c’est sur les dons : seulement 3% de mon budget, alors que je visais vraiment les 5-7%. Comme quoi, ce genre de bilan est très révélateur !
A partir de ce bilan, c’est assez simple de se fixer les objectifs pour l’année qui viennent : 20% d’épargne, 10% d’investissements, 10% de dons. Il n’y a plus qu’à agir, et rendez-vous à la fin de l’année pour les comptes !
Et vous ? Est-ce que vous faites des bilans annuels ? Est-ce que vous profitez de la nouvelle année pour vous donner de nouveaux objectifs ?
C’est le deuxième dimanche de l’Avent aujourd’hui, mais ce n’est pas ce qui me préoccupe le plus en ce moment il faut le dire !
Les étudiants parmi vous le savent, la fin de semestre approche et ses examens aussi. Ces dernières semaines je les ai donc passées à travailler. Mais voici quand même quelques articles intéressants :
Sur Le Monde, un article sur les personnes qui doivent refuser un héritage parce que celui-ci est principalement constitué de dettes. Voila un article intéressant. Je crois que dans ce cas, il faut renoncer à tout : vous ne pouvez pas hériter de la vaisselle de vos parents sans hériter de leur dettes.
Sur 20′s finance, un compte-rendu du test « comment vous dépensez 1 dollar ». Très intéressant pour moi de voir comment ma réponse se compare avec celles d’autres blogueurs. L’auteur était surpris de voir que beaucoup parmi nous dépensaient plus en loisirs qu’en nourriture… Mais à 20-25 ans, est-ce vraiment une surprise ?
Enfin sur The Simple Dollar, un article qui donne des idées de choses à faire sans dépenser d’argent. Avec les classiques : jouer à des jeux de société, se promener dans un parc, etc.
C’est tout pour cette semaine ! La semaine qui vient s’annonce encore chargée en travail pour moi, mais ensuite, ce sera les vacances.
Bon dimanche à tous !
Le blog "La Tirelire de Cécile" est un blog de finances personnelles. Il s'adresse à tous ceux qui débutent dans la gestion de leur argent. L'objectif est d'expliquer simplement les méthodes qui vous permettront d'épargner efficacement et d'atteindre vos objectifs financiers !