Les finances personnelles pour les nuls.
Ceci est le troisième et dernier article de ma série sur la rentrée, vous pouvez trouver le premier qui parle essentiellement de primaire, collège et lycée ici et le second à destination des étudiants là.
Une des raisons pour lesquelles j’aime bien lire Le Figaro c’est pour la virulence des commentaires, et en particulier des commentaires vis-à-vis de ceux qui touchent des allocations. Ça n’a pas raté suite à cet article qui s’intitulait « l’allocation rentrée scolaire versée à 4.6 millions d’enfants« . Article à haut risque certes, on a eu le droit à plein de « de mon temps » : on travaillait pour avoir de l’argent, on portait des blouses, les enfants allaient à la mine l’été et des dinosaures nous emmenaient à l’école et venaient nous chercher le soir.
Mais ce qui est intéressant dans l’histoire c’est l’article qui a suivi ses commentaires, où plusieurs internautes expliquent que cette allocation est surévaluée. D’après cet article, le coût moyen des fournitures scolaires pour un élève de collège est d’environ 187 euros. La vraie question donc c’est que faire de la différence ?
Les fameux commentaires prétendent que cette différence se transforme en écrans plasmas dans certaines familles. Peut-être mais j’avoue que ça ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse en revanche c’est de savoir si cet argent bien placé permettrait de financer les études supérieures des enfants ? Là pour le coup ça deviendrait franchement intéressant.
Notez que j’ai fait une simulation de demande de bourse pour voir si par hasard un bénéficiaire des allocations de rentrée n’est pas également automatiquement bénéficiaire d’une bourse. En fait ça dépend des cas, donc mon calcul a un peu de sens.
L’allocation est versée pour des enfants entre 6 et 18 ans s’ils sont scolarisés et au moins dans le primaire. Elle est en moyenne de 300 euros.
On va dire que notre famille fait des économies et dépense « seulement » 150 euros pour cet enfant.
On va dire également que la différence, soit 150 euros est placée sur un livret qui rapporte 2,25% par an. Ce n’est pas un chiffre au hasard, c’est le taux du livret A.
Pour les calculs j’ai utilisé la formule des intérêts composés dont j’ai déjà parlé dans cet article. Et j’ai fait une petite simulation pour que vous voyiez la croissance :
On arrive à la fin de la période des allocations à une somme de 2271 euros. Ce qui n’est pas négligeable. Ça ne permet pas de financer un étudiant pendant toutes ses études supérieures, mais pour le coup ça lui fait une sacrée alloc de rentrée pour la première année !
Voilà, je ne sais pas si ce discours est très réaliste, mais c’était ma façon de répondre aux commentaires du Figaro. Épargner sur un livret avec un taux d’intérêt c’est une bonne façon d’investir dans votre enfant.
Crédit photo : Muffet
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